Les arènes de Nîmes, un monument historique exceptionnel

S’il est des sites incontournables et caractéristiques de Nîmes, ce sont certainement les arènes, suivies de la Maison Carrée et de la Tour Magne qui surplombe les Jardins de la Fontaine. Tout voyage touristique dans le Sud-est de la France impose une visite de cet édifice d’exception bâti à la fin du 1er siècle après J.-C.

Classées au titre des monuments historiques en 1840, les arènes de Nîmes constituent l’amphithéâtre le mieux conservé de tous ceux qui sont recensés, alors que d’autres, comme le Colisée ou l’amphithéâtre de Vérone, ont presque été entièrement détruits.

De forme elliptique comme toutes les constructions de ce genre, l’amphithéâtre de la cité gardoise est resté presque intact vu de l’extérieur. Imposant avec ses 133 mètres 38 de long et ses 101 mètres 40 de large, il recevait à l’époque 24 000 spectateurs. Aujourd’hui, bien que sa capacité s’est réduite à 15 000 spectateurs, il reste la salle de spectacle incontournable de Nîmes.

Les visiteurs peuvent encore admirer ses deux étages, hauts d’environ 21 mètres au total, et comptant chacun 60 arcades. 34 rangs de gradins étaient dédiés au placement des spectateurs, et afin d’assurer une circulation fluide, 5 galeries et 162 escaliers principaux taillés dans l’épaisseur des gradins avaient été aménagés. Côté sud-est, un attique dune hauteur de 1m20 partiellement détruit couronnait le monument.

Sous l’Empire romain, les arènes étaient une immense salle de spectacle à ciel ouvert, où des activités diverses étaient organisées pour distraire les habitants de la cité et des localités environnantes. Les distractions les plus populaires étaient sans conteste les combats de gladiateurs, suivis des chasses, qui consistaient cette fois en des affrontements entre des animaux lâchés dans l’arène (lions, tigres, panthères, éléphants, rhinocéros, girafes, taureaux, ours . . . ) et des hommes, et pour finir, les jeux d’athlètes.

Entre le VIème siècle et le début du XIXème siècle, les arènes sont transformées en forteresse. Les Wisigoths sont les premiers à en faire un véritable château fort cerclé d’un fossé. Puis, au XIIème siècle, un château voit le jour dans l’enceinte de l’édifice, ainsi qu’un véritable village qui compte même deux églises, Saint-Pierre et Saint-Martin. Il faut attendre le XIVème siècle pour que l’amphithéâtre soit abandonné par ses derniers occupants, les représentants du roi de France.

Les arènes commencent à reprendre leur apparence antique à partir de 1786 lorsque leur dégagement est initié. Les maisons, châteaux et chapelles construits sur la piste et sur les gradins sont alors démolis. Dès 1853, les arènes retrouvent leur vocation première en accueillant la première course de taureaux à la manière espagnole et devient le site de prédilection pour les courses de taureaux camarguaises et les corridas.

La tradition s’est perpétuée jusqu’à notre époque, puisque durant les plus célèbres fêtes nîmoises, les férias, qui se tiennent à la Pentecôte et en septembre pour les vendanges, les arènes et le reste de la ville résonnent des cris des amateurs de tauromachie. Les connaisseurs de la région et du reste du pays s’y donnent rendez-vous, mais d’autres animations sont également très prisées, comme les courses à la cocarde ou courses provençales, exemptes de la « mise à mort », jugée trop cruelle.

Mais les corridas et courses contre les animaux ne sont pas les seules attractions proposées dans les arènes ; ainsi, durant la belle saison, les murs des arènes vibrent au rythme des nombreux spectacles et concerts qui y sont donnés. Par ailleurs, depuis 2010, les arènes sont également le théâtre des Grands jeux Romains, un événement que la cité organise pour faire revivre son histoire au travers de reconstitutions de fresques historiques, de défilés en costumes d’antan et d’autres festivités qui rappellent le faste de l’époque.

 

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